Vieux Métiers

Certains de ces métiers existent toujours : heureusement !

 Le Charron et le Menuisier :

De nombreuses corporations travaillaient le bois, à l'exemple du menuisier et du charron; Le premier fabriquait toutes sortes de meubles , comme la précieuse armoire de mariage , alors que le second était chargé de confectionner et de réparer  tous les véhicules à traction animale. Il travaillait en collaboration étroite avec le maréchal-ferrant, notamment pour le cerclage des roues. Le charron devait montrer toute son habileté  pour fabriquer les charrettes, outil primordial  du monde rural autrefois. Quant aux menuisiers, il fallait être doué pour effectuer ce métier, comme beaucoup d'autres métiers manuels. C'est pourquoi certains d'entre eux étaient parfois des artistes, qui pouvaient montrer tout leur talent lors de la restauration de monuments comme les églises.

Le chaudronnier :

Le chaudronnier fabriquait ou vendait nombre d'instruments de cuisine, de la plus petite écuelle à la plus grosse marmite. Il pouvait également travailler à la demande pour faire des objets sur mesure, en général des outils pour une utilisation particulière.

Le charbonnier :

Avant de se procurer du charbon de houille dans les mines, on confectionnait un charbon sur place à partir de bois en fabriquant une charbonnière en forêt, sur le lieu de l'abattage. Il s'agissait de construire une sorte de fourneau, avec une cheminée centrale, où tout l'art  consistait à faire que le bois se consume sans brûler trop fort, car le réduire à l'état de cendres n'avait aucun intérêt. Le charbonnier devait donc exercer tout son savoir-faire pour contrôler la combustion de proche en proche dans la constuction.

Le Cordier :

Le cordier avait beaucoup  de travail autrefois; En effet, moult activités nécessitaient cordes et ficelles. Il fallait beaucoup d'habileté et de vélocité au cordier pour confectionner rapidement les différents cordages qu'on lui demandait, à partir du chanvre qui était beaucoup cultivé pour cela à l'époque .

Le bourrelier :

Le bourrelier travaillait différents supports, le cuir, bien entendu, que lui fournissait le tanneur, mais aussi le bois, la paille, la laine, le fer, la toile ou encore le crin. Son rôle consistait à fabriquer et entretenir tous les accessoires touchant de près ou de loin au cheval, à savoir les selles et l'ensemble du harnachement, il pouvait être simple bourrelier ou bourrelier-sellier, travaillant alors également la sellerie des voitures à cheval.

Le Charpentier :

Si le métier n'a pas disparu, bien au contraire, il a par contre beaucoup évolué. En effet, les outils utilisés maintenant n'ont rien à voir avec ceux employés jadis. Quoique très élaborés, ils n'empêchaient guère le travail d'être très pénible.

Le rétameur :

Il travaille différents métaux avec des outils rudimentaires et son chaudron où vivent et reprennent forme l'étain , le cuivre ou le fer. Ainsi il redonne vie aux casseroles, marmites ou bassines fatiguées, à moins qu'il ne fabrique des objets neufs.

L' Arpenteur :

Il devait "arpenter " les terres, c'est à dire mesurer les terres en arpents.

Le maréchal-ferrant :

Chaque bourgade, autrefois, avait son maréchal-ferrant ou son forgeron maréchal-ferrant. Le travail était divers et varié, à commencer par le ferrage des chevaux et des boeufs, aussi bien pour les travaux des champs que pour les bêtes d'attelage. Il dispose de fers polyvalents mais bien souvent, il doit effectuer un travail personnalisé pour adapter chaque fer à la morphologie du pied de la bête. Il peut donc exprimer tout son savoir-faire. Maniant le fer à merveille, il travaille en fait la matière pour toutes sortes d'objets tels que les outils, du plus petit jusqu'à la charrue,en passant par les pioches, les pelles, les haches ... A noter qu'il effectuait également souvent le travail de serrurier.

Le Sabotier :

Il fabrique toutes sortes de sabots. Rappelons qu'en Sologne comme dans beaucoup d'autres régions, les sabots restent largement utilisés jusqu'au début, voire le milieu du XXè siècle dans les campagnes. Il fallait au sabotier une certaine dextérité pour faire naître cet objet si précis en partant d'une simple pièce de bois. Ils vivaient souvent près d'une forêt et s'appelaient parfois entre eux  "cousins". Les sabots étaient vendus ou parfois échangés contre des marchandises aux paysans. pour les clients aimés, le sabotier n'hésitait pas à montrer son talent en sculptant des fleurs ou autres décorations sur les sabots. Les machines ont petit à petit remplacé ce travail minutieux  causant la perte des ateliers magiques où régnaient mille odeurs et couleurs avec des dizaines d'outils dont chacun avait un rôle précis.

Le Rémouleur :

Métier quasiment oublié aujourd'hui, il était pourtant indispensable autrefois. Cet homme avait pour fonction d'aiguiser tout objet tranchant : ciseaux, couteaux et autres outils. Il pouvait également réparer la vaisselle avec de petits crochets discrets ou raccommoder ombrelles et parapluies. Son matériel se trouvait sur une charrette mobile et comprenant une grosse meule qu'il actionnait avec les pieds. Il faisait crisser alors  les lames sur la pierre qui crachait de grosses étincelles pour la plus grande joie des enfants.

Le  Cantonnier :

Qu'il pleuve, qu'il vente ou bien qu'il neige, peu importe, on voyait toujours le cantonnier s'affairer. Nommé par le maire, il avait la lourde charge d'entretenir routes et chemins à une époque où le bitume n'était pas encore arrivé. Le travail était alors harassant, finissant ici pour recommencer là.

le Mégisseur :

Il travaillait dans une mégisserie sur les peaux d'animaux. Mégir ou mégisser consiste à faire subir la préparation de mégie aux peaux. Pour ce faire, on utilise la mégis, pâte faite à partir d'eau, de farine et de gros sel qui avait pour but d'assouplir les peaux. Les animaux concernés étaient en général des veaux, des agneaux ou des chevreaux qui permettaient d'obtenir du cuir fin, notamment pour élaborer des gants.

Le Couvreur :

Avant l'arrivée de la tuile ou de l'ardoise, les couvreurs travaillaient le chaume, tige de blé ou de seigle. On était souvent couvreur de père en fils et en général on en vivait bien.

Le Vannier :

Il travaille différentes matières végétales comme le roseau, l'osier ou le jonc, souvent présent le long des pièces d 'eau. On appelle osier le bois provenant de certaines espèces de saules, arbres peu exigeants poussant en milieu humide. L'homme maîrisait depuis les temps les plus reculés la technique du maniement de l'osier, mais aujourd'hui, rares sont les personnes qui fabriquent encore correctement les paniers à la main pour les vendre. Les vanniers travaillaient souvent en extérieur avec quelques outils tels que la serpe, le fendoir, le couteau et le poinçon.

Le Tonnelier

Il fabriquait des tonneaux pouvant servir à différentes corporations mais également de nombreux objets en bois. Comme par exemple des seaux cerclés de fer. C'était alors tout un art pour travailler les deux matériaux à la fois pour aboutir à un objet d'une part régulier et esthétique et d'autre part étanche et fonctionnel. Les bois les plus couramment utilisés étaient alors le chêne et le châtaignier, largement présents dans les forêts locales.

Les chasseurs d'animaux dits nuisibles :

Au XIXè siècle, les villageois avaient bien d'autres soucis que la nature et l'environnement. C'est pourquoi on ne se préoccupait pas de savoir si telle ou telle espèce animale pouvait être en danger d'extinction ou non. Ainsi, de nombreux animaux étaient considérés comme nuisibles et certains d'entre eux permettaient à celui qui avait tué de recevoir une prime parfois conséquente. La liste de ces animaux comprenait des espèces aujourd'hui protégées et l'on retrouvait par exemple parmi les bêtes à exterminer les loups et les renards qui auront payé un lourd tribu, mais aussi des rapaces diurnes et nocturnes (comme les chouettes), les sangliers, blaireaux, lapins, serpents...Certains étaient considérés comme nuisibles pour leur dangerosité, d'autres pour la nuisance envers les cultures, les dernières pour des questions de mauvaise réputation. De tous, le loup fut le plus persécuté et c'est le seul animal pour lequel la France entière a pendant longtemps et unanimement versé des primes et poussé à sa destruction totale. Résultat, il ne reste aujourd'hui plus un seul loup en zone de plaine. Devant l'augmentation des primes, certains n'ont pas hésité à abandonner leur métier pour devenir chasseur de loups et de nuisibles "professionnel".

Les métiers ambulants :

Jadis, beaucoup gagnaient leur vie en se déplaçant de ville en ville et de village en village. Ils provenaient eux-mêmes souvent d'une région bien précise, réputée pour telle ou telle chose. On croisait par exemple dans le Berry des montreurs d'ours qui venaient des Pyrénées, des vendeurs de parapluie du Cantal, ou encore des scieurs, des chaudronniers, des maçons, des chanteurs ou des raccommodeurs....La plupart de ces métiers itinérants disparurent avant la Première Guerre mondiale. Les chanteurs ambulants existent toujours mais ils exerçaient autrefois leur talent lors de foires, de fêtes et autres assemblées. Ils travaillaient le plus souvent à deux, en couple, ou avec un collègue. Les mêmes thèmes revenaient souvent et évoquaient l'amour, la patrie ou des complaintes par exemple. Lors des spectacles, ils n'hésitaient pas à vendre des imprimés contenant les paroles des chansons. Ces chansons, gardées bien précieusement, étaient ressorties pour égayer les veillées, noces, carnavals et autres fêtes.

Les marchandes de lait :

Les gens de la ville étaient bien souvent favorisés pour faire leurs emplettes, sauf pour quelques produits provenant typiquement des fermes des campagnes, comme le lait par exemple.

 

L'enlumineur et le calligraphe :

Ils travaillaient il y a bien longtemps sur les livres, jusqu' à avènement de l'imprimerie. Ces deux métiers ont toutefois survécu pour des commandes particulières et précises. Le premier illustre l'ouvrage alors que le second est spécialisé dans l'écriture.

L'aubergiste :

Les auberges étaient autrefois généralement à la campagne, le long des routes de passage. On s'y arrêtait pour se reposer lors d'un long voyage, on pouvait y prendre une boisson ou un repas ou passer la nuit. Avant l'arrivée des voitures à moteur, de nombreuses auberges constituaient des relais de diligences.

Le baloteur d'oeufs :

Le marchand coquetier ou baloteur d'oeufs se déplaçait de ferme en ferme à la campagne pour acheter  les oeufs et les revendre à la ville.

Le faluneur :

c'est un ouvrier qui exploite les faluns, ces dépôts de débris coquilliers d'origine marine très répandus dans certaines régions de France.

Le journalier :

C' était l'ouvrier des fermes qui travaillait à la demande dans les champs, parfois pour  une seule journée.

La couturière :

Jadis presque toutes les femmes cousaient mais on avait quand même souvent besoin d'une couturière en cas de surcharge  de travail mais  surtout pour des travaux précis et compliqués qu'elle seule savait faire avec dextérité. Si la clientèle était suffisante on venait la voir, sinon elle se déplaçait de village en village et on l'embauchait à la journée pour coudre aussi bien les habits des femmes que ceux des hommes ou des enfants. Les plus doués étaient très respectées et chaudement recommandées.

 

 

D'autres métiers comme la Dentellière, le ramoneur, le gemmeur.......... ont plus ou moins disparus!

Certains de ses métiers sont illustrés sur une nouvelle page lors de ma visite au Musée des vieux métiers d'Argent sur Sauldre